Oui, donc mon intention première était de venir écrire.
Il y a Cat Power. Oui. Parce que pour écrire il me faut Cat Power. Le soir, la nuit. Avec du chocolat noir. Et dans le meilleur des cas un thé, mais il n'y a plus de thé à la maison. Je me limite donc au chocolat noir, à l'obscurité, au silence nocturne et à la voix de Cat Power.
Que dire de ces jours-ci ?
Ah oui je souris. De manière généralement assez niaise ou effrontée. Pour rien en plus. Comme si c'était Naturel que je sourisse autant.
Il fait moche comme un mois de novembre. C'est nocif pour l'organisme d'être confronté à de telles températures et précipitations à cette époque de l'année.
Je m'égare. Pensons à cet été. Oui parce que quand vous (qui lira ce truc d'ailleurs ?) lirez ce truc, je veux que vous vous imaginiez avec les Beach Boys, les Beatles ou les Kooks en fond sonore, avec un chapeau de paille sur la tête, un goût de framboises dans la bouche, une piscine/mer/plan-d'eau-de-Reiningue/lac-du-Der devant vous, de l'herbe et des petites fleurs, un soleil écrasant & un léger vent.
Oui oui. C'est ça l'été. On mange des pizzas à même le bitume brûlant et on chante sous la pluie le Bonheur d'être heureux.
Oui oui. Naïve et utopique, je sais.
Amoureuse aussi. Vous savez bien.
(Vous n'êtes pas en train de sourire par hasard ?)
Je déteste la promiscuité (Pour Elisabeth, Promiscuité: Proximité choquante de personnes ou de choses et de personnes), c'est pour cela que le concept d'océan me plaît bien. Un espace vide plein d'eau, ce qui lui permet d'avoir son mot à dire lorsqu'il se sent un peu trop envahi mais qui permet aussi à des milliards d'esprit de s'épancher sur leurs maux et de les noyer afin de revenir à terre un peu plus humains. Parce que je suis persuadée que les grands marins (ou même les plus minuscules) ne sont pas tout à fait comme les autres gens. Il faut quand même être fou. Traverser le monde sur une barque, affronter les pires choses, tout ça pour apercevoir des couchers et levers de soleil à couper le souffle, comprendre qui l'on est vraiment, cesser d'être influencé par le bruit des gens autour, découvrir des choses insoupsonnables, des endroits réellement utopiques et le pouvoir attractif et sensuel de la mer, de la liberté. Vraiment.
Je continuerai un autre moment.
Aujourd'hui.
20h23. Sur la terrasse. Un léger vent frais, une pénombre, Ayo. Comme une nuit d'été. Une nuit d'été au mois d'avril.
Que dire ? Beaucoup de choses. Réfléchir à l'importance des gens dans une vie. Parce que moi qui me voyais indépendante, distante, auto-suffisante, je me rends compte qu'en réalité, je ne suis rien de tout ça. Je crèverais dans la minute. Non, pas dans la minute, je mettrais un peu de temps à me rendre compte que je m'ennuie, que je n'arrive plus à écrire, que mon sourire sonne forcé, que plus rien de me fait resplendir. Alors je tomberais dans une mélancolie dévastatrice qui me plongerait dans un vide sans fond pour les siècles à venir. Mais cela n'arrivera pas. Parce que je compte bien ne jamais les lacher les gens qui comptent pour moi. Oui oui, je peux être tenace que je veux. Bornée. Chiante. Vous allez devoir me supporter jusqu'à la fin. Et même plus si ça s'trouve. C'est, je crois, la première fois que j'écris quelque chose dans ce genre. D'habitude c'est plutôt une revendication d'indépendance qui me dicte mes mots. Mes maux (facile comme rapprochement, mais quand même, j'ai plus l'habitude d'étouffer que de manquer, D'Habitude). Comme quoi, les habitudes changent. Sans mal. Agréablement presque, pourrais-je dire.
Tiens, un nouveau message. Qu(e*)ntin. Pour me dire qu'il est heureux. Accompagné d'un =) et d'un "Bordel à fleur" si cher à son esprit. C'est tellement plaisant quand une personne t'envoie un message pour dire qu'elle est heureuse. Ca n'arrive pas si souvent. La plupart des gens t'envoie un message lorsqu'ils vont mal, sont tristes. Rarement pour te dire juste que _Toutvabien*, comme ça, spontanément.
Et pourtant. Qu'est ce que c'est Bon. <3
Elisabeth, je t'en prie, ne (te) pose pas des questions comme celle de ta ligne 12. Tu ne mérites certainement pas ce genre d'interrogation.
[...]

